En tant qu’investisseurs immobiliers, nous achetons et vendons des propriétés. Personnellement, je concentre mon business sur l’immobilier résidentiel.
Ceci dit, quel que soit l’endroit où vous êtes basé, en tant qu’investisseurs immobiliers, vous avez besoin de construire votre portefeuille d’acheteurs et de vendeurs pour pouvoir travailler. Quand j’ai commencé à être actif dans ce domaine, les gens me demandaient : « Comment tu t’en sors avec ton portefeuille d’acheteurs ? »
Ainsi, à force de me rebattre les oreilles avec l’importance d’avoir un portefeuille d’acheteurs prêt pour le jour où j’aurai une propriété à vendre, j’ai commencé à construire mon réseau en demandant à chaque investisseur le genre de biens dans lesquels ils comptaient investir.
J’ai créé un fichier avec toutes leurs coordonnées, des informations sur ce qu’ils cherchaient à acheter et leur fourchette de prix (comme j’étais débutant, je n’ai pas voulu investir dans un logiciel pour gérer cette information, une feuille de calcul bien organisé a fait l’affaire). Et c’est ainsi que j’ai commencé à construire mon portefeuille.
Quelqu’un d’autre m’a posé la question : « S’il n’y a que des acheteurs sur ta liste, quel choix de propriétés as-tu à leur offrir? » Ce fut aussi un signal d’alarme me rappelant qu’il est tout aussi important de construire un portefeuille de vendeurs potentiels. Comme je ne suis pas un professionnel immobilier agréé, la MLS n’est pas au haut de ma liste de ressources prioritaires pour la recherche d’offres.
Quand je vendais des télécopieurs, nous devions faire du démarchage téléphonique, on appelait souvent ça « appeler pour quémander», et ce n’était pas toujours amusant !
En tant que représentant des ventes, j’ai également eu l’a chance d’avoir une base de comptes de clients que j’entretenais pour le moment où ils auraient besoin d’acheter de nouveaux télécopieurs. En tant qu’investisseur immobilier, je n’avais rien. Pas de clients ni même de prospects, pas de base de données… j’ai dû construire à partir de zéro et ce n’est pas prêt de s’arrêter.
Appeler les gens à l’improviste pour leur demander s’ils veulent vendre ou acheter une maison n’a pas de sens mais il existe quand même des moyens pour réussir sa prospection à la recherche d’une affaire.
Voici 3 méthodes pour construire votre portefeuille de vendeurs et d’acheteurs en immobilier:
1) L’affiche : Cette bonne vieille affiche : « Nous achetons des maisons ». A l’ère du marketing en ligne, j’ai du me faire force pour me rappeler qu’il ne faut pas condamner avant d’avoir essayé.
Les clés pour un affichage efficace :
- Le numéro de téléphone: Obtenez-en un facile à retenir.
- La couleur: Une police bleue sur un fond blanc donne une impression professionnelle.
- La taille: 18 x 24 est un bon format. Prévoyez un coût de 2 Euros par affiche.
- Emplacement: Je collais les affiches moi-même. Les gens pensaient que j’étais fou de ne pas le sous-traiter, mais je voulais apprendre à le faire moi-même car sinon comment pourrais-je expliquer à quelqu’un les moyens les plus efficaces de le faire? Pour maximiser l’impact de vos affiches il convient les mettre dans des endroits où la circulation est ralentie, où les voitures ne dépassent pas les 50 km/h. Il est aussi efficace de cibler les codes postaux où vous aimez faire des affaires.
Dans la plupart des villes, les affiches ne sont pas autorisées. Gardez donc à l’esprit que vous pouvez recevoir un appel des services municipaux. Si ça arrive, je vous conseille de présenter vos plates excuses et de demander précisément dans quel endroit vous avez enfreint la loi pour vous assurer de ne plus mettre d’affiche. Mais le mieux serait encore de vous informer avant de commencer !
2) Les « Squeeze Pages » (ou pages de destination) sur Internet: On parle beaucoup aujourd’hui de ces pages. La page « squeeze » réfère au fait de presser le visiteur pour fournir l’information (nom et adresse e-mail) de vos prospects. L’intérêt pour ces personnes étant l’accès à un rapport ou des informations gratuites, par exemple. Certains experts en matière d’investissement immobilier définissent la page « squeeze » comme « une page web qui vise à aider le visiteur à agir de façon spécifique en visitant la page. Le but de la page squeeze consiste à convertir le visiteur de la page en en faisant un prospect. »
3) Le publipostage: Une autre méthode qui ne devrait plus être d’actualité aujourd’hui alors que tout se fait en ligne et par e-mail. Bien que le publipostage soit certainement plus coûteux et laborieux que d’envoyer des e-mails, c’est une méthode qui génère quand même un minimum de prospects.
Avec le publireportage, gardez à l’esprit que vous saurez un faible taux de retour et de conversion. Vous risquez d’envoyer des centaines de lettres pour n’obtenir que 3-6 des réponses… Personnellement, je suis de près le coût de ces opérations pour faire mes comptes et, pour l’instant, cela vaut la peine de continuer.
Je suis convaincu que si vous utilisez ces méthodes, les prospects se manifesteront et vous construirez votre portefeuille d’acheteurs/vendeurs au fil du temps, une excellente base pour tout investisseur immobilier.
J’ai moi-même usé de ces méthodes pour augmenter progressivement mes contacts, je garde à l’esprit que l’investissement dans l’immobilier est plus un long marathon qu’un sprint!
